Des cartes pour les dictées muettes

Pour aider les élèves à apprendre à lire, et à encoder, j’utilise l’alphabet mobile de Montessori. J’en ai déjà parlé longuement ici. Avec les années, le grand intérêt que j’y vois (au delà de l’intérêt d’enseigner la lecture par l’encodage) est que l’absence de trace et de contrôle permet aux élèves de tenter et d’essayer de nombreuses combinaisons. Ils ne se lassent pas comme quand ils gomment ou quand c’est corrigé en rouge. L’activité avec le matériel dédramatise l’apprentissage. Le rangement du matériel fixe la connaissance de l’alphabet. Je réserve l’encodage écrit à la production d’écrits, quand écrire signifie réellement quelque chose. Les dictées muettes restent pour moi un très bon exercice pour entrer dans le système alphabétique en début d’année, que les élèves font en autonomie ou en atelier dirigé (avec moi).

Cet exercice nécessite néanmoins une progression structurée. En France, c’est Hélène Lubienska de Lenval qui a adapté cette progression. Mais je ne la trouve pas adaptée pour ma classe : le lexique est ancien et en partie inconnu de mes élèves, qui ne peuvent pas travailler en autonomie sur des images représentant un if, un roc, un cor ou un pic… De plus, mes élèves ne connaissent pas toutes les lettres dès le début de ce travail, je souhaitais donc adapter ce travail à ma progression en lecture.

J’ai donc fabriqué mon propre fichier avec les dictées muettes du premier trimestre :

  • une fiche de progression et une fiche de suivi à compléter par les élèves (ils peuvent refaire 3 fois chaque série en fonction  de leurs réussites) :

  • 16 séries de 6 images autocorrectives (à imprimer en recto-verso), à utiliser avec les supports prévus et l’alphabet :

 

Comments

comments

8 thoughts on “Des cartes pour les dictées muettes

  1. Merci pour ce partage. Je sui d’accord avec toi les dictée muette Montessori sont désuètes et le vocabulaire inconnu des élèves. Mais elle ont l’avantage de ne pas comporter de lettres muettes. Comment fais-tu avec tes dictées par rapport aux lettres grisées?

  2. Je parle très tôt des lettres muettes, tout simplement, car de toutes façons elles sont indispensables en français. Le français n’est pas transparent comme l’italien, donc très vite, il est nécessaire que les élèves en prennent conscience. Je leur dis ainsi que c’est très bien d’écrire les mots même sans les lettres grises, mais qu’il faudra mémoriser ces lettres grises pour savoir écrire les mots, et je leur demande donc d’essayer de les retenir. On commence ainsi le travail d’orthographe assez tôt, mais cela me parait cohérent avec les nécessités de l’enseignement de la langue française.

  3. Bonjour ! Merci beaucoup pour ce partage. Votre site regorge de ressources bien pensées. Pourrais-tu stp expliquer comment exactement tu utilises ce matériel car j’ai vu 2 façons dans les écoles Montessori que j’ai visitées :
    dans l’une l’enfant encodait ce qu’il voyait à l’image puis vérifiait l’écriture exacte. Dans l’autre l’enfant mémorisait le mot puis l’écrivait.

    1. Bonjour Mimi. Je suis très en retard pour ma réponse. Les deux modalités de travail sont possibles, et il ne faut pas hésiter à varier les approches. Si dans un premier temps, l’encodage phonologique est important, il faudra aussi que l’enfant mémorise l’orthographe du mot. Donc suivant l’objectif de l’apprentissage, il est possible de travailler dans les deux sens. A bientôt !

Laisser un commentaire